Sophie Hunger
Sans aucun doutes la decouverte de l’année (merci FIP)! Avec Monday’s Ghost, qui marque son entrée officiel dans le monde musical, elle signe un album tout simplement parfait, tous les titres sont aussi bien les uns les autres, c’est epoustouflant!
Sophie Hunger frappe d’entrée par la variété, la précision et la portée de ses armes. Elle possède une voix aussi brûlante dans la ténuité du murmure que dans l’envergure lyrique, des doigts qui se frayent des chemins buissonniers sur une guitare comme sur un piano, et une oreille ultrasensible, qui la relie de manière quasi télépathique au groupe qui l’accompagne.
Hérissées d’arcs électriques (The Tourist, The Boat Is Full) ou parées d’harmonies tamisées (Shape, House of Gods), ornées de mélodies au tracé limpide (Birth-Day, Walzer für Niemand) ou en ligne brisée (Monday’s Ghost, Rise and Fall), ses chansons revendiquent toutes une farouche indépendance d’écriture et d’expression. De toute évidence, les rares musiciens que Sophie Hunger reconnaît comme guides – Bob Dylan, Kurt Cobain et Jeff Buckley – ont été davantage des éclaireurs que des mentors.
A écouter sans relâche!



